jeudi 14 janvier 2016

Bauhausbabies - Keramic

































Mon premier essai de formes et de visages est de format modeste, environ 30 cm, en céramique.

J'ai accès au four d'un ami, c'est donc mon premier médium en 3d pour ce projet, histoire d'expérimenter les formes.
J'ai l'intention de varier les médiums et les formats, mais de faire des séries. J'y reviendrai, donc.  

La suite bientôt.


dimanche 13 décembre 2015

Bauhausbabies le début

Je suis née en 1972 au Québec et j'ai grandi à l'époque des Paillasson, Fanfreluche, des Oraliens, des rediffusions de films de Norman McLaren et des figurines Fisher-Price en bois et plastique. 

Mon imaginaire est donc fait pour le Bauhaus appliqué à la forme humaine, mais je ne l'ai découvert que tout récemment.


Un ami a attiré mon attention sur le fantastique Ballet Das Triadische et je suis restée complètement absorbée dans cet esthétisme fou.
 

Ce ballet d'Oskar Schlemmer qui a vu le jour en 1922 - soit cinquante ans avant ma naissance -  m'a happée par son modernisme quatre-vingt-treize ans plus tard tout en me donnant les clés de certaines idées fixes qui hantent mon imagerie depuis ma plus tendre enfance:
- les répétitions, la multitude, les variations, le mouvement perpétuel;
- la simplicité (apparente);
- les formes géométriques vs la diversité humaine, le plastique vs l'organique, le calcul vs l'imperfection;
- la multitude de nuances de formes et de natures au-delà des ressemblances présumées. 

 Voilà qui a de quoi enflammer mon imaginaire d'une façon radicale. 


Le Triadische dans sa forme est pour moi le triomphe de l'inutile, du dessin, de l'arbitraire et du théorique sur la réalité. Appliqué au service de l'imagination dans ce monde devenu trop serré et implacable, (par la sortie de l'enfance? par le climat dépoétisant de notre époque?), il peut être d'une importance capitale.
 

Je suis l'arrière-petite-fille du mouvement Bauhaus.
Envahie je suis par l'idée de développer un peuple de bauhausbabies, un monde sculpté, dessiné, animé, de toutes formes, matériaux ou tailles. 

Pire, j'ai décidé de laisser libre cours à mon obsessive impulsion
Voyons où ça nous mène.

(à suivre)

mercredi 9 septembre 2015

mercredi 13 mai 2015

Mes tableaux à l'encan d'art!


La ligne verte, acrylique sur toile 2014
 
Ça y est, ces trois tableaux sont à destination!
Elles seront à l'encan d'art de la Montefiore Auction House à Tel Aviv le 22 mai prochain. 
Pour moi c'est une première et j'aurais bien aimé pouvoir y assister, quoi que ça m'aurait rendue bien nerveuse... Une fois prochaine peut-être, qui sait, si tout va bien cette fois!
  
Janvier rue Ste-Cath 1, 2015
Janvier rue Ste-Cath 2, 2015

vendredi 13 mars 2015

Sur le quai

Une seconde huile, plus prudente celle-là, décalée sur trois séances. 

J'ai réalisé dernièrement l'importance qu'a pour moi la transparence dans un tableau. 
J'ai besoin de lieux dans la toile où l'oxygène peux circuler librement, un peu comme dans l'aquarelle. Avec l'huile, ces zones sont faciles à perdre par accumulation, donc particulièrement précieuses. J'ai donc évité de me précipiter.

Je cherchais à avoir deux masses de couleurs, l'une enrobante et chaude arrivant par le visage à gauche et l'autre, sombre et bleue, l'envahissant par l'arrière de la tête à droite pour prendre tout l'espace central. Pour l'exercice, j'ai donc essentiellement travaillé sur ces deux fronts de façon séparée.

jour 1
jour  2

Le sujet en lui-même est une dame qui avait attiré mon attention en attendant le métro sur le quai. J'observais l'angle légèrement incliné de son corps, son bonnet à pompon et sa profonde absorption dans son monde intérieur. Je pensais initialement la peindre à l'acrylique et la visualisais sur une toile avec tout le quai, le tunnel et les autres passagers.

étude cadrage et couleurs











Je l'ai finalement peinte à l'huile, très épurée, préférant plonger avec elle dans son attente individuelle et sa méditation. 

Je dois me rendre à l'évidence: je me suis totalement faite prendre au jeu de ce nouveau médium. Je trouve passionnante sa perpétuelle fluidité, mais aussi sa faculté de percer l'âme.

vendredi 6 mars 2015

Chic! un nouvel ami! (mon baptême de l'huile)

Il y a un million d'avantages à utiliser la peinture acrylique: elle sèche vite, ses couleurs sont vives comme je les aime, on nettoie nos pinceaux à l'eau, aucune vapeur toxique ne s'en dégage et j'en passe. Mais l'acrylique est à la base du plastique et ça se sent dans la substance elle-même lorsqu'on joue avec sur une toile. 

Ça m'a pris tout d'un coup, il fallait que je connaisse le plaisir et/ou le défi boudé de la peinture à l'huile. Pour la première fois j'avais envie d'essayer, mais pour voir de quelle façon on pouvait s'adapter l'un à l'autre. 
Aucun intérêt pour moi d'attendre des semaines entre les couches: alla prima, ce sera. 
Mes couleurs doivent rester pures, pas de compromis de brun et de noir en sous-couche comme on voit souvent. Pour le reste, apprend-moi, cher nouveau médium.






















Nommons-la Beginner's luck ou la bénédiction de l'innocence cette première toile de format 20" x 20" (50 x 50 cm) qui est venue à moi rapidement et spontanément. Oui c'est encore une dame dans le métro mais il s'en dégage une intériorité beaucoup plus intense qu'avec l'acrylique. Ouh la terminé le fini plastique. Même le contexte m'apparait presque superflu.

Je vois bien que j'ai un monde à découvrir ici, et pas seulement technique. Le plus intéressant pour moi reste la tournure de mon inspiration, que ce nouvel ami ne manquera pas d'influencer.

Du LEB à Tel Aviv

Grâce à mon grand ami Antoine, intermédiaire passionné installé là-bas, j'ai été invitée par la galerie Montefiore de Tel Aviv à envoyer des tableaux. Ô joie!


Le 26 février dernier avait lieu au Café des bois le vernissage de l'expo présentant une partie de ma production de la dernière année.
J'en ai profité pour présenter les trois tableaux qui ont été sélectionnés pour faire le voyage pour une seule et unique fois à Montréal. M. Avi Louis ( sur la photo) était présent à l'évènement. Très intéressé par l'art et la culture, il suit de près toute cette aventure.

Vous pouvez voir l'exposition LEB au Café des bois au 2296 Mt-Royal Est durant tout le mois de mars.

Quand aux destin des trois toiles voyageuses, soyez sûrs que je vous en tiendrai informés sur ce blogue.