Affichage des articles dont le libellé est dessins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dessins. Afficher tous les articles

samedi 15 juin 2019

Alex : L'intégrité












La petite la pure la directe
Juste elle, sans masque
Rien à prouver
Est elle-même a sa propre vision
exempte de stratégie, franche de ses actions
volonté non voilée, en réalité sa nature.

Cinquante mois de vie
elle est déjà au faîte
de sa potentialité.

Dessin sur panneau marouflé
1m30 x 60 cm

jeudi 13 juin 2019

Louise 6 : La question du choix

La question du choix:
Un artiste doit pouvoir choisir
C'est son travail
Mais aucun choix ne tient
Vraiment

Puiser à même le magma 
de son inconscient
Laisser sa main travailler seule
Regarder comme un spectateur 
Ce qu'elle apporte
De connaissance sur soi
Sur l'humanité

Le sujet happe mon oeil
Il connecte avec la partie enfouie
Comme dans l'amour
Une connivence d'esprit
Je ne dessine pas un visage 
Parce qu'il est esthétique
Je le dessine parce qu'il me parle.

Dessin sur panneau
1m10 x 1m10



lundi 10 juin 2019

Louise 4 : Dis moi aussi

















Dis moi aussi
une fois ton choix fait
Comment gardes-tu la flamme bien allumée
jusqu'à la fin 
sans t'égarer
dans tes autres idées
à travers tes 
nouvelles pensées?
Comment aprofondir 
sans tout changer
en cours de route?

Dessin sur panneau marouflé
1m10 x 1m10

Louise 3 : Dis moi Louise






















Dis moi Louise
Comment fais-tu pour choisir?
N'as-tu pas aussi toutes ces idées
qui se bousculent dans ta tête?
Comment arrives tu à choisir entre tous ces chemins?
Il y a tant de choses à dire et
tant de façons de les exprimer, comment les mettre
en ordre d'importance?
Dessin sur panneau marouflé
1m30 x 1m30

dimanche 9 juin 2019

Louise 2 : Louise ma chère Louise



















Louise ma chère Louise
Que fais-tu de l'amour
Que fais-tu de ta colère
Que fais-tu de tes peurs
Louise tu avances et exprimes
Le paysage venu de ton ventre
Sans perdre le fil
Et sans perdre de temps.


Dessin sur panneau marouflé
1m80 x 1m30

lundi 9 janvier 2017

Série Kissers - Apologie du baiser


 




J'embrasse 
Tu embrasses
Il embrasse

Nous nous embrassons

Vous vous embrassez

Ils s'embrassent.



La série Kissers m'est venue spontanément et de façon urgente. 
En une - très intense - semaine de dessin, gravure sur linoléum et impressions manuelles, elle était née. 

Elle résume tout.
Elle est simple et directe.
Simple mais pas simpliste.

Regarde les bien. Rêve de tes amours.








 Le French à Quatre

Parce que ça porte chance
Et que tu continues de rêver.











Le baiser d'amour filial, celui qui transmet temps et sagesse.

Celui-ci me fut inspiré de mon fils. Et c'est lui qui m'a baisé le front, non l'inverse. 

Merci fils, tu m'auras tant transmis.





Le Bien-Aimé.

Le centre de gravité de l'amour
Le positif de tous les négatifs
La cible de toutes les attentions
 Le récepteur.

Be Loved.


Les dessins
Cliquez pour agrandir









dimanche 13 décembre 2015

Bauhausbabies le début

Je suis née en 1972 au Québec et j'ai grandi à l'époque des Paillasson, Fanfreluche, des Oraliens, des rediffusions de films de Norman McLaren et des figurines Fisher-Price en bois et plastique. 

Mon imaginaire est donc fait pour le Bauhaus appliqué à la forme humaine, mais je ne l'ai découvert que tout récemment.


Un ami a attiré mon attention sur le fantastique Ballet Das Triadische et je suis restée complètement absorbée dans cet esthétisme fou.
 

Ce ballet d'Oskar Schlemmer qui a vu le jour en 1922 - soit cinquante ans avant ma naissance -  m'a happée par son modernisme quatre-vingt-treize ans plus tard tout en me donnant les clés de certaines idées fixes qui hantent mon imagerie depuis ma plus tendre enfance:
- les répétitions, la multitude, les variations, le mouvement perpétuel;
- la simplicité (apparente);
- les formes géométriques vs la diversité humaine, le plastique vs l'organique, le calcul vs l'imperfection;
- la multitude de nuances de formes et de natures au-delà des ressemblances présumées. 

 Voilà qui a de quoi enflammer mon imaginaire d'une façon radicale. 


Le Triadische dans sa forme est pour moi le triomphe de l'inutile, du dessin, de l'arbitraire et du théorique sur la réalité. Appliqué au service de l'imagination dans ce monde devenu trop serré et implacable, (par la sortie de l'enfance? par le climat dépoétisant de notre époque?), il peut être d'une importance capitale.
 

Je suis l'arrière-petite-fille du mouvement Bauhaus.
Envahie je suis par l'idée de développer un peuple de bauhausbabies, un monde sculpté, dessiné, animé, de toutes formes, matériaux ou tailles. 

Pire, j'ai décidé de laisser libre cours à mon obsessive impulsion. 
Voyons où ça nous mène.

(à suivre)

lundi 2 février 2015

Impressionnisme de métro (4)


Encore mes petites études de couleurs de sujets pris dans le métro.
Pour moi c'est comme autant de petits tableaux en gestation. Ils m'aident bien sûr à faire des essais de cadrages et placer les couleurs mais aussi à départager les images qui valent un canevas des autres .








 Et vous, qu'en pensez-vous?


vendredi 30 janvier 2015

Impressionnisme de métro - études


Petites études de cadrages et de couleurs pour des toiles inspirées de mes escapades dans le métro.
Ce qui m'intéresse ici, ce n'est pas le détail, vous l'aurez compris, mais le découpage des couleurs dans l'espace tel que je le perçois. Ces études sont en parfaite liaison avec mon travail actuel de peinture mais est très inspiré de la linogravure, que j'affectionne aussi.


Feutre sur papier photo
4" x 6"

mardi 28 janvier 2014

La gribouille

Aujourd'hui, j'ai envie de vous envoyer vers mon blogue de dessins et d'illustrations,  les images de LEB.  J'y passe pas mal de temps ces jours-ci...

Parce que c'est aussi de la production personnelle, n'est-ce pas?

pages 83 84 85



samedi 17 août 2013

Ma main gauche

1er juillet 2013 - Prologue
Je suis tombée en vélo il y a 10 jours. Fracture de l'olécrane, autrement dit coude droit brisé, plâtré pour 5 semaines. Malheur, j'ai brisé mon outil de travail, l'extension de mon oeil, de mon inspiration, mais également celui qui remplit les contrats. Les prochaines semaines à mon agenda étaient bien chargées, sculpture et peinture pour la Falla à la Tohu, portraits dans la rue au festival Juste pour Rire. Tout est suspendu pour l'instant.

Soudainement,  j'ai devant moi un désert de travail mais un luxe de temps et j'ai décidé de partir à la découverte de ma main gauche. J'écris mal, me brosse les dents avec peine. 
Pour ne pas sombrer dans la frustration, je commence à percevoir mon corps comme une équipe de travail. J'ai un bras droit, un leader, adroit et sûr de lui. Mon bras gauche l'assiste, fidèle, fort, servile. Je lui passe le message que maintenant, c'est lui le chef. Il prend le relai du leader et plus encore car il doit se débrouiller seul et lui porter assistance au besoin. Il a bien reçu le message que le relai lui est passé entièrement et je constate qu'il collabore très bien.

Le 3ème jour après l'accident, je tente le pinceau en découpant les murs de la chambre de mon fils. Plus lent, moins acrobatique, mais pas trop mal, sans bavure.

Le 6ème jour, je tente le dessin au graphite. Je choisis des portraits simple, féminins et doux, m'attendant à en faire quelque cubisme involontaire. Surprise! Ça me demande un peu plus de patience et de concentration mais le résultat m'encourage. Moi qui m'attendait à me découvrir une toute nouvelle personnalité ou tout au moins à un coup de crayon bien différent - la littérature psycho-pop artistique est remplie de ce genre de théories-, je retrouve en fait le même trait en à peine un peu plus maladroit. Fantastique confirmation, qu'importe l'extension, c'est le même oeil et la même inspiration qui s'exprime.

Voici le résultat de mes premières expériences:


  
Encouragée et de nature tenace, je confirme ma présence au Festival Juste pour Rire. 
Puis, vers le 10 ème jour, je tente, toujours de la main gauche, la peinture acrylique sur toile, encore sur des sujets simples:





















































17 août - Épilogue
Le temps file et l'été s'achève. J'ai récupéré mon poignet droit après 5 semaines lorsqu'on m'a retiré mon plâtre pour me mettre une orthèse que je pouvais enlever à loisir. J'ai donc pu faire fin juillet du portrait de rue à Juste pour Rire, et de la main droite s'il vous plaît, puis j'ai pu début août rejoindre au vol mes amis de la Falla pour les 2 dernières semaines du projet. 
Ceci dit, j'en ai encore pour quelques mois de physiothérapie pour reprendre la pleine amplitude de mon coude, puis sa force, mais je travaille fort là-dessus et en attendant, je remercie mes parents de m'avoir fourni une si bonne équipe de travail. 

pages 77 78 79
 

vendredi 14 décembre 2012

Son intégrité


J'ai parfois des images "idées fixes''. Généralement des jeux d'assemblages de corps humains. Celle-ci a été transportée de dessin à l'encre à linogravure, puis à sculpture. Pour moi, cette image exprime une composante importante de l'identité féminine et de la chaîne culturelle de transmission entre les générations de femmes. Je l'ai appelée Son intégrité en référence à l'excision, un phénomène cruel, féminicide et désidentifiant, mais un sujet pratiquement tabou dans nos sociétés par l'horreur qu'il inspire. Une réalité qui continue pourtant d'arriver à deux millions de filles chaque année.
Photos dans l'ordre: encre, cire, linogravure.

pages 58 59 60



jeudi 13 décembre 2012

Juste des arbres


































Un pastel sec réalisé en Beauce.

pages 57 58 59

Enfants de Gaza

Petites soeurs, graphite, 2009

Je les dessine, je les endors, je les apaise. Je leur rend hommage.
Ils ont existé en territoire otage. Ils ont été là, sur la terre, bien vivants, comme nos propres enfants.  
Si leurs photos sont insupportables à voir, il reste au moins ces dessins pour témoigner de leur passage.

pages 56 57 58
Grande soeur, tempéra à l'oeuf, 2009

Dors bien bébé, tempéra à l'oeuf 2009
Abibi, Graphite, 2009
Dors bien 2, graphite 2009

Dors bien 3, graphite 2009




Comme de la musique


J'ai un entourage de musiciens. Je les aime. On s'entend bien.
Et parfois la fin de semaine, on jamme. Enfin, ils jamment, je dessine. On jamme, donc.
Quelques dessins de ces soirées. Il y en aura bien d'autres.

pages 54 55 56