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mercredi 11 janvier 2017

Interlude


Les Bienveillants 2 - La construction

Des personnages aux traits doux, plus grands que nature, aux formes simples dérivées de mes Bauhausbabies (voir ici). 
Une présence forte, silencieuse et rassurante. 

C'est ce que je cherche à créer avec les Bienveillants.

J'aimerais en remplir une salle, juste pour voir comment on s'y sent. 
Comme en famille, je le suppose...

En atelier (photos de la pièce terminée à venir)

Celui-ci est le second de sa lignée. 

J'ai décidé de le fabriquer en bois (le premier était tout en carton). 

J'ai aussi pris la décision de minimiser tout autre matériaux que le bois, la pulpe de papier et la colle. Donc, pas de vis, pas de clou, pas d'agraphe, que beaucoup de patience, pas mal de masking tape et quelques punaises.

Et c'est très solide.




La structure

C'est une structure classique de construction, sauf que toutes les vis ont été retirées après collage.

Afin de créer une tension et ainsi une force et un mouvement, la pièce est suspendue au plafond et une baguette de 6' lui sert d'unique pied.



Le bois de recouvrement

Librement inspirée des techniques de sculpture à l'espagnole, je voulais des fines lamelles de bois, impossibles à trouver ici
J'ai donc dû fabriquer moi-même un matériau s'en rapprochant


Des heures de plaisir

 






 Je me suis procurée du placage d'acajou en format 4' x 8' que j'ai découpé en lanières de 1,5 cm.




 
Je les ai utilisés d'une façon beaucoup plus libre que les espagnols, cherchant pour cette pièce un traitement apparenté à ma pièce précédente, celle de carton.



 
Voir article précédent sur les visages des Bienveillants


Et le résultat? 
(c'est à suivre)

Les Bienveillants 1 - Visages


photo Georges Dutil



Les visages sont d'abord modelés en terre glaise (merci Daniel pour m'avoir prêté tes rides de bonté), puis moulés.
Un moulage simple, tout en plâtre.







La pulpe utilisée pour le tirage de la pièce est du papier déchiqueté et trempé durant 48h, puis mixé, essoré et mélangé à de la colle à tapisserie. 

Une fois séché, c'est un matériau extrêmement solide.
Moi, j'en aime particulièrement le rendu granuleux et vivant.




Ceci dit, il y a plusieurs façons d'utiliser la pulpe et je n'ai pas fini d'expérimenter.
C'est donc encore une fois un dossier à suivre.

























Article suivant: la construction des Bienveillants

vendredi 10 juin 2016

Bauhausbabies - Keramic II : la couleur



J'en aurai mis du temps mais je suis finalement allée appliquer la couleur à ma - première de trois - céramique après sa cuisson initiale, Bauhausbabies no 4.

Lire le premier article 

Il ne faut pas se fier aux apparences en ce qui concerne les couleurs que l'on voit ici.  La seconde cuisson est prévue pour le 16 juin prochain et promet une grande alchimie.

À suivre.



Bauhausbabies: des formes et des médiums

Bauhausbabies no 7, acrylique et fusain sur toile, 48'' x 48'', 2016

Bauhausbabies again, cette fois ils se présentent à moi sous mon pinceau et mes fusains, créature hybride entre la peinture acrylique, l'aquarelle et le dessin. 

Étrangement en 2016, ce thème et ces formes primaires tendent à revenir dans tous mes médiums. Il s'agit là d'une première, chaque médium - je parle ici de dessin, de peinture, de gifs, de sculpture petit et bientôt grand format, de gravure...- appelant généralement une facette différente de mon inspiration.

Cette fois, toutes mes idées fixes s'y retrouvent: le peuple que j'obsède à créer depuis toujours (ô fascination des humains) peut prendre vie dans sa multitude. Je cherche à cerner les ressemblances, mais les différences surtout entre chaque personnalité composant ce peuple. C'est pour moi une question profonde, identitaire, qui me taraude depuis l'enfance: qu'est-ce qui se cache derrière les traits des gens?
Les formes, si simples, sont aussi à la base de toute une réflexion sur les racines Bauhaus de l'imaginaire dont moi et ma génération avons hérité par la bande et ce, sans même le réaliser. 

Lire article Bauhausbabies le début: je suis l'arrière-petite-fille du mouvement Bauhaus 


Il m'est arrivé sans crier gare, ce tableau: j'avais grand besoin de liberté. J'aurais peut-être pu le prévoir mais il s'est imposé, comme s'impose la série qui le suivra.
 

dimanche 14 février 2016

Bauhausbabies: une Triade

Depuis longtemps, je rêve de créer un peuple, un village. Je voudrais représenter la diversité humaine par la plastique de la sculpture, de toutes les façons possible.

Pour l'instant, ce village est composé de trois êtres en construction, une Triade qui représente tous les autres. Pourquoi trois? parce que c'est comme ça. Je pourrais palabrer longtemps sur les trinités de l'imaginaire humaine mais ce serait bien futile, on ne questionne pas l'inspiration. 

Disons seulement qu'étant donné que ma pomme de Newton fut un ballet nommé Das Triadische (ballet triadique), la trinité me fut naturellement insufflée.  

J'adore le carton, c'est un médium extrêmement versatile qui permet un esthétique d'une brutalité j'oserais dire raffinée. J'ai créé avec carton et maskingtape les corps de ma Triade. Puis, je les ai moulés pour en faire un tirage en résine. 

Ici, je rêve d'aluminium. 
Et de grands formats.


Pour le visage, je voulais une expression plus directe et un contraste de texture versus les corps, j'ai donc opté pour des modelages à la plasticine, également moulés, puis tirés en résine. 

Là, je rêve de bronze.

Pour l'instant, une seule pièce est aboutie à son médium de destination, c'est-à-dire en résine. Encore pas mal de travail à faire pour voir la Triade ensemble et terminée. 

À suivre, encore une fois.


 

photo Georges Dutil
Inachevée, solitaire et posée sur une base emprunté à une autre sculpture, ça ne m'a pas empêché de la présenter en primeur à mon vernissage Impressionnisme de métro au bistro le Ste-Cath .




Parce que j'aime bien regarder vers l'imaginaire à venir.

jeudi 14 janvier 2016

Bauhausbabies - Keramic

































Mon premier essai de formes et de visages est de format modeste, environ 30 cm, en céramique.

J'ai accès au four d'un ami, c'est donc mon premier médium en 3d pour ce projet, histoire d'expérimenter les formes.
J'ai l'intention de varier les médiums et les formats, mais de faire des séries. J'y reviendrai, donc.  

La suite bientôt.


dimanche 13 décembre 2015

Bauhausbabies le début

Je suis née en 1972 au Québec et j'ai grandi à l'époque des Paillasson, Fanfreluche, des Oraliens, des rediffusions de films de Norman McLaren et des figurines Fisher-Price en bois et plastique. 

Mon imaginaire est donc fait pour le Bauhaus appliqué à la forme humaine, mais je ne l'ai découvert que tout récemment.


Un ami a attiré mon attention sur le fantastique Ballet Das Triadische et je suis restée complètement absorbée dans cet esthétisme fou.
 

Ce ballet d'Oskar Schlemmer qui a vu le jour en 1922 - soit cinquante ans avant ma naissance -  m'a happée par son modernisme quatre-vingt-treize ans plus tard tout en me donnant les clés de certaines idées fixes qui hantent mon imagerie depuis ma plus tendre enfance:
- les répétitions, la multitude, les variations, le mouvement perpétuel;
- la simplicité (apparente);
- les formes géométriques vs la diversité humaine, le plastique vs l'organique, le calcul vs l'imperfection;
- la multitude de nuances de formes et de natures au-delà des ressemblances présumées. 

 Voilà qui a de quoi enflammer mon imaginaire d'une façon radicale. 


Le Triadische dans sa forme est pour moi le triomphe de l'inutile, du dessin, de l'arbitraire et du théorique sur la réalité. Appliqué au service de l'imagination dans ce monde devenu trop serré et implacable, (par la sortie de l'enfance? par le climat dépoétisant de notre époque?), il peut être d'une importance capitale.
 

Je suis l'arrière-petite-fille du mouvement Bauhaus.
Envahie je suis par l'idée de développer un peuple de bauhausbabies, un monde sculpté, dessiné, animé, de toutes formes, matériaux ou tailles. 

Pire, j'ai décidé de laisser libre cours à mon obsessive impulsion
Voyons où ça nous mène.

(à suivre)