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samedi 29 juin 2019

Greta 7: Vivre












Reprendre son souffle

Regarder l'avenir en face
Aller de l'avant
Prendre sa place
Vivre avec enthousiasme
Respirer
Encore, toujours.






mardi 25 juin 2019

Greta 4: Alice au miroir






Ce qu'il faut de courage
pour accepter de se voir
tel que la vie nous a fait
Ce qu'il faut d'abandon 
pour se soumettre aux mouvements
de sa condition intérieure
Ce qu'il faut de confiance
pour continuer de vivre
devant le constat
d'une aussi parfaite
imperfection.

Dessin sur panneau marouflé
1m30 x 1m10
+ miroir



samedi 22 juin 2019

Greta 8: De l'espace pour la vulnérabilité



Le blanc dans les tableaux
les retraits dans la vie
les hésitations les doutes
les peurs les pleurs
tout n'est pas certitude
heureusement
J'aime mes doutes
parce qu'ils me rendent meilleure
me rendent plus adaptable
et ouverte

Les dessins comme les actions
se déploient dans
ces espaces
on les voudrait parfaits
on les voudrait silences
Il y en a même parfois
que l'on voudrait voir effacés
complètement
Les accueillir
en moi et sur le support
apprendre à les aimer
se lancer dans ce vide

Ne plus hésiter 
à hésiter. 

Greta 6: Démarche humaine


Ma démarche artistique:
ma démarche d'humaine.

Dessin sur panneau,
1m30 x 2m


dimanche 16 juin 2019

Greta : Intégrité et expression


































Elle ne cherche pas à plaire
Elle regarde le monde
avec toute la force
de son intégrité

Elle s'était enfermée
dans le mutisme
parce que les gens autour
étaient réfractaires
à ce qu'elle ressentait
Puis elle l'a exprimé
et le monde a changé

Plâtre 
50 x 45 x 35cm





samedi 15 juin 2019

Alex : L'intégrité












La petite la pure la directe
Juste elle, sans masque
Rien à prouver
Est elle-même a sa propre vision
exempte de stratégie, franche de ses actions
volonté non voilée, en réalité sa nature.

Cinquante mois de vie
elle est déjà au faîte
de sa potentialité.

Dessin sur panneau marouflé
1m30 x 60 cm

vendredi 14 juin 2019

Jana : L'art comme digestif à émotions


L'art comme digestif
à émotions
Qui permet à Louise
de représenter sa mère
comme une grande araignée
bienfaitrice
sans la heurter
À Jana d'offrir au monde
le parfum le plus intime
de son amour
sans le galvauder
Qui enlève ce filtre
qui nous éloigne
de notre plus profonde
humanité
Une humanité nue,
sublime.
Dessin sur panneau
1m30 x 1m30

jeudi 13 juin 2019

Louise 6 : La question du choix

La question du choix:
Un artiste doit pouvoir choisir
C'est son travail
Mais aucun choix ne tient
Vraiment

Puiser à même le magma 
de son inconscient
Laisser sa main travailler seule
Regarder comme un spectateur 
Ce qu'elle apporte
De connaissance sur soi
Sur l'humanité

Le sujet happe mon oeil
Il connecte avec la partie enfouie
Comme dans l'amour
Une connivence d'esprit
Je ne dessine pas un visage 
Parce qu'il est esthétique
Je le dessine parce qu'il me parle.

Dessin sur panneau
1m10 x 1m10



mercredi 12 juin 2019

Louise 5 : Créer avec notre être



































On crée avec notre être
Avec ce que l'on est

On construit à partir de 
cette matière brute
Que contient notre intériorité.

Résine 50 x 35 x 30 cm





lundi 10 juin 2019

Louise 4 : Dis moi aussi

















Dis moi aussi
une fois ton choix fait
Comment gardes-tu la flamme bien allumée
jusqu'à la fin 
sans t'égarer
dans tes autres idées
à travers tes 
nouvelles pensées?
Comment aprofondir 
sans tout changer
en cours de route?

Dessin sur panneau marouflé
1m10 x 1m10

Louise 3 : Dis moi Louise






















Dis moi Louise
Comment fais-tu pour choisir?
N'as-tu pas aussi toutes ces idées
qui se bousculent dans ta tête?
Comment arrives tu à choisir entre tous ces chemins?
Il y a tant de choses à dire et
tant de façons de les exprimer, comment les mettre
en ordre d'importance?
Dessin sur panneau marouflé
1m30 x 1m30

dimanche 9 juin 2019

Louise 2 : Louise ma chère Louise



















Louise ma chère Louise
Que fais-tu de l'amour
Que fais-tu de ta colère
Que fais-tu de tes peurs
Louise tu avances et exprimes
Le paysage venu de ton ventre
Sans perdre le fil
Et sans perdre de temps.


Dessin sur panneau marouflé
1m80 x 1m30

jeudi 25 janvier 2018

Collectif "L'Atelier" chez Tommy Zen


photo Suzane O'Neill
J'ai ce grand honneur de participer à l'exposition collective "L'Atelier", concoctée par l'audacieuse galeriste France Cantin à la  galerie Tommy Zen, nouvellement installée au 1452 rue Sherbrooke Ouest à Montréal, à deux pas du Musée des Beaux-Arts.

Une galerie rafraîchissante et à connaître et une exposition qui vaut franchement le détour pour la qualité et la sincérité du travail présenté. 

Outre moi-même, vous y trouverez les oeuvres des artistes Caroline Auclair, Julien Clément, Fredo Haddock, Ian Gamache, Étienne Martin, Suzane O'Neill, Frédéric Péloquin, Jérôme Prieur, Michel Robidas, David Roche, Josiane Saucier, Estelle St-Pierre et Patrycja Walton  en plus d'objets choisis dans l'atelier du grand peintre feu Armand Tatossian.


Les artistes du collectif  "L'Atelier" (photo Michel Bazinet)
La galerie (photo Suzane O'Neill)
photo Suzane O'Neill








photo Suzane O'Neill










Exposition en cours 
du 11 janvier au 10 mars 2018  
à la Galerie Tommy Zen
1452 Sherbrooke Ouest, Montréal
secteur MBAM.



Ce que j'y présente:











Le tableau Mourir n'est qu'un état 
Huile sur panneau de bois 
24'' x 30''
2017
1600$ 
(article de blogue sur ce tableau ici)








Cette photo prise en atelier par le photographe Georges Dutil et ce texte, réflexion sur l'atelier.



La mort n'est qu'un état

Mourir n'est qu'un état, huile sur panneau de bois, 24" x 30'', Galerie Tommy Zen jusqu'au 10 mars 2018


































L'atelier le siège du processus
De l'apprentissage de la mort
et de la renaissance
Dans l'abandon les doutes
J'ai peur de ce tableau que je dois affronter et
du suivant et de l'autre ensuite
Je résiste
Je vais me briser peut-être
J'ai peur du ciel comme
un mouton laissé au champ pendant la nuit
Je dois m'abandonner dans les bras de mon tableau
pour accueillir ce qu'il me porte
en échange de ma bravoure
Je sais maintenant que je suis mortelle.

On sait que la peur est un sentiment que l'on se doit d'affronter si l'on veut avancer. 
On s'accroche parfois à des techniques ou à une façon de voir parce qu'on s'y sent à l'aise ou parce qu'on est "un pro", pas question donc de montrer qu'on n'est pas en pleine possession de ses moyens. Dans l'art comme dans la vie, on ne montre pas facilement sa vulnérabilité.

Avec ce tableau, j'ai brisé ces tabous qui avaient germés en moi et qui, je le sentais bien, grandissaient. J'avais peur du noir. Je n'utilisais plus aucun noir dans ma peinture, jamais. Comme dans l'aquarelle, j'avais peur de perdre la lumière. Je ramenais toujours tout au blanc, pas question de la perdre. Pour moi, elle devait partir du fond et résister à tous les coups de pinceaux jusqu'à la surface. 
"Je ne suis pas peintre" disais-je, et c'était vrai. Venue du monde du dessin/croquis, le seul élan qui trouvait grâce à mes yeux était le tout premier jet. Peur de perdre l'élan, comme si je m'étais cru incapable de renouvellement. Je voulais des tableaux dessinés. 
Disons-le franchement, derrière ma confiance en moi se cachait une peur bleue de la mort. J'ai donné un grand coup de pied dans toutes ces peurs. J'ai accepté de reculer pour mieux repartir. J'ai accepté de désapprendre tout ce que je savais. .

J'ai repris tout depuis le début, déposé l'acrylique et l'aquarelle un temps, choisi l'huile comme matériau parce que tout s'y balaie et retourne au gris en quelques coups de pinceaux. Toutes mes craintes en un seul médium.
Puis, j'ai appris que de rien on renait.
Ce n'est pas triste, au contraire c'est merveilleux.
Je me suis surprise à prendre un grand plaisir à tuer, moi la colorée pacifiste. De mon atelier, on a certainement entendu des grands éclats de rire sur tout l'étage.

Je ne suis plus la même personne ni la même artiste désormais. 
Je n'ai plus peur. 

Et maintenant je peins.
Quelques uns des "états" qu'a traversé le tableau.


































Ce tableau, je ne pensais jamais l'exposer. Ici, seul le processus m'intéressait.  C'était un corps à corps avec moi-même, un journal très intime.
C'est entre deux renaissances qu'il fût interrompu. La galeriste France Cantin l'a intercepté pour l'exposition collective "L'Atelier" présentée à la galerie Tommy Zen du 11 janvier au 10 mars 2018. Je crois qu'elle y a perçu un processus important et elle avait raison, c'est même le plus crucial que j'ai vécu jusqu'à maintenant dans ma vie adulte. Jusque là, j'étais une enfant artiste. 
Je ne suis plus aussi innocente. 
J'ai entâmé un dialogue avec mon travail qui fait maintenant partie de ma vie et ce, à travers tous les médiums que je touche. Ma perception de la vie a également changé. Je me sens plus incarnée, plus mortelle, plus vraie. 
Je savourais la vie, j'en ressens maintenant mieux tous les aspects.  

Voir ici l'article sur l'exposition chez Tommy Zen.

mercredi 11 janvier 2017

Interlude


Les Bienveillants 2 - La construction

Des personnages aux traits doux, plus grands que nature, aux formes simples dérivées de mes Bauhausbabies (voir ici). 
Une présence forte, silencieuse et rassurante. 

C'est ce que je cherche à créer avec les Bienveillants.

J'aimerais en remplir une salle, juste pour voir comment on s'y sent. 
Comme en famille, je le suppose...

En atelier (photos de la pièce terminée à venir)

Celui-ci est le second de sa lignée. 

J'ai décidé de le fabriquer en bois (le premier était tout en carton). 

J'ai aussi pris la décision de minimiser tout autre matériaux que le bois, la pulpe de papier et la colle. Donc, pas de vis, pas de clou, pas d'agraphe, que beaucoup de patience, pas mal de masking tape et quelques punaises.

Et c'est très solide.




La structure

C'est une structure classique de construction, sauf que toutes les vis ont été retirées après collage.

Afin de créer une tension et ainsi une force et un mouvement, la pièce est suspendue au plafond et une baguette de 6' lui sert d'unique pied.



Le bois de recouvrement

Librement inspirée des techniques de sculpture à l'espagnole, je voulais des fines lamelles de bois, impossibles à trouver ici. 
J'ai donc dû fabriquer moi-même un matériau s'en rapprochant. 


Des heures de plaisir

 






 Je me suis procurée du placage d'acajou en format 4' x 8' que j'ai découpé en lanières de 1,5 cm.




 
Je les ai utilisés d'une façon beaucoup plus libre que les espagnols, cherchant pour cette pièce un traitement apparenté à ma pièce précédente, celle de carton.



 
Voir article précédent sur les visages des Bienveillants


Et le résultat? 
(c'est à suivre)